Bonjour à tous ! Pour cette deuxième sortie cinéma, je vous propose un blockbuster, une maladie mentale et un toiletteur pour chien. Bonne lecture à tous !

 

Paranoïa : un séjour en asile psychiatrique

Nous allons d’abord nous plonger dans un univers que j’aime beaucoup explorer : les maladies mentales. Paranoïa est l’un de ces films qui vous font douter de votre propre santé psychologique.

Une jeune femme paranoïaque est enfermée dans un asile psychiatrique à cause de ses hallucinations. Alors qu’elle essaie de faire comprendre au personnel soignant qu’elle est en danger, elle commence à douter de sa propre santé mentale et à se demander si sa peur est fondée sur des faits réels ou sur sa simple imagination.

Le réalisateur de ce film a été particulièrement attentif sur les cadrages et les lumières de son film. Les gros plans, les fish eyes, les contres plongés, cette impression d’être étriqué, enfermé dans le cadre fonctionne merveilleusement bien. L’actrice n’est plus un personnage qu’on regarde, elle est celle qu’on observe. Le tout souligné par une musique qui peut sembler banale, mais qui, lorsqu’on l’écoute plus attentivement, souligne bien les moments d’angoisse et de questionnement du personnage.

Pourquoi je vous le conseille ? Claire Foy (qui joue la reine Elisabeth dans la série The crown) est tout simplement captivante, plus follement réelle qu’on ne pourrait le croire. Une bonne actrice, une bonne musique, une bonne caméra, une bonne lumière, égal un bon film.

De Steven SODERBERGH – thriller

 

Skyscraper : une petite dose de fonds verts ?

D’ordinaire, je n’aime pas vraiment ce genre de film. Gros blockbuster américain, acteur bourré de testostérones, scénario écrit par un enfant et fonds verts à gogo. Mais là, c’est un différent.

Will Ford est un ancien vétéran et leader de l’équipe de libération d’otages du FBI. Il est à présent responsable de la sécurité des gratte-ciels. Il est un jour affecté en Chine, à la tête de la sécurité du plus grand bâtiment du monde, jusqu’au jour où ce dernier prend feu. Will est alors

accusé à tort d’en être responsable.

Tout d’abord, un nom : Dwayne Johnson AKA The Rock. Cette boule de muscle ne joue pas dans des films très intellectuels, mais j’ai cet homme en sympathie. Malgré son physique, toute la gentillesse du monde émane de lui et on n’a qu’une envie, lui faire des câlins. Ce n’est pas un grand acteur mais c’est mieux qu’un bon acteur snobinard. Quant au film, disons que la physique est la même que celle des Fast&furious, c’est-à-dire légèrement abusive. Mais les scènes d’action et le suspens fonctionnent. Dès lors, on oublie Will Ford et sa prothèse sautant de fenêtre en fenêtre dans le but de sauver sa famille. Car on le sait, si on doit sauver ceux qu’on aime, alors le vide n’existe plus.

Pourquoi aller le voir ? Dwayne Johnson. La tour qu’il doit grimper. Les cascades. Se vider l’esprit en ce début de vacances. Se détendre après être allé voir Paranoïa. D’autres idées ?

De Rawson Marshall THURBER – action

Dogman : redevenons sérieux un instant

Vous le savez, j’aime bien les petites pépites que personne ne veut aller voir parce que ce ne sont ni des comédies françaises bancales, ni des blockbusters à la physique étrange, ni des films d’horreurs classiques. Dogman en fait partie.

Marcello est un toiletteur pour chien discret et apprécié de tous. Jusqu’au jour où sort de prison son ami Simoncino, ancien boxeur accro à la cocaïne. Marcello se laisse alors entraîner dans la spirale du crime et de la trahison. Jusqu’au jour où il envisage de se venger de Simoncino, qui a bouleversé sa vie.

Parce que la musique détonne avec l’accent grave de ce film et qu’on ne touche pas aux animaux. Parce que Marcello a l’air d’un gars tellement gentil, et qu’il se fait trahir par celui qui se dit être son ami. C’est ça que j’aime, le décalage. Qu’il soit primé au festival de Cannes, je m’en fiche. Ce n’est pas son jury qui me fait aimer un film. Ce qui m’intéresse, c’est la psychologie du film et son ambiance. Et c’est ce qui m’a pincé le cœur quand je me suis tournée vers Dogman. Un petit film pas si doux qu’il n’y parait, pas si étrange qu’on ne veut le croire. C’est un film qu’il faut aller voir dans un petit cinéma dans un quartier reculé de votre ville, un jour de pluie où vous serez seul dans la salle.

Parce que c’est ce genre de film qui nous montre ce qu’est le cinéma : une multitude d’univers entre lesquels on peut passer en une seule journée. Comme dans la vraie vie, où nous pouvons être toiletteur pour chien aimé de tous, et le lendemain, un monstre de vengeance.

De Matteo GARRONE – Drame

 


Voilà donc de quoi satisfaire tous les esprits et toutes les curiosités. L’Eté est un moment idéal pour aller au cinéma. Non seulement pour ses salles climatisées, mais également pour le fait que nous ayons le temps d’aller voir quelques films. Alors autant en profiter pour agrandir notre culture cinématographique. A la semaine prochaine !