Bonjour à toutes et à tous ! Cette semaine, je vous propose une série de meurtres en Chine, une station balnéaire qui cherche une sirène, et un hôpital pour criminels.

 

Une pluie sans fin : un polar sombre dans tous les sens du terme

Je ne suis habituellement pas trop fan des polars, qui à mes yeux, se ressemblent tous. Mais Une pluie sans fin a attiré mon attention. Pour commencer, voici l’histoire.

En 1997 la Chine s’apprête à vivre de grands changements, et Yu GUOWEI et sa femme également. Chef de la sécurité d’une vieille usine, il enquête sur une série de meurtres commis sur des jeunes femmes qui va peu à peu devenir pour lui une véritable obsession. Entre son désir de vivre une vie meilleure avec sa femme, et celui de trouver le responsable de ces meurtres, Yu GUOWEI va perdre pied.

La première chose que j’ai aimé dans ce film, ne serait-ce qu’en voyant la bande annonce, c’est la photographie. Tout est sombre, tout est noir, tout est tamisé. La Chine de 1997 est dévorée par le mal et la pollution, et cela a été merveilleusement bien retranscrit par l’esthétique de ce film. Les décors sont obscurs, il n’y a jamais vraiment de soleil, l’appartement de Yu et sa femme est petit et encombré… Le monde se resserre autour de Yu à mesure que les meurtres se font plus nombreux.

Les jeunes femmes sont tuées de la même façon. Pire, elles se ressemblent. Yu se rend très vite compte qu’il à affaire à un tueur en série. Jusqu’au jour où il le croise. Le spectateur se perd avec lui dans son obsession, et il se demande alors si ce tueur est réel, ou s’il n’est que le fruit de l’imagination d’un Yu toujours plus obsédé. Les rues de la ville se resserrent, le temps nous est compté et Yu ne sait plus s’il doit compter sur son seul instinct, ou s’il doit revenir à la réalité.

Pourquoi aller le voir ? Pour la photographie, magnifique. Les lumières, sublimes. L’obsession, mortelle.

De Dong YUE – thriller

 

Hôtel Artemis : visite dans un asile de fou

Tout d’abord, j’ai été très sceptique quant à ce film. Puis je m’y suis intéressée et ma surprise grandissait d’image en image. J’ai découvert des acteurs que j’apprécie particulièrement et une caméra plutôt agréable.

Dans un futur proche (en 2028 pour être plus précis), l’hôtel Artemis est un hôpital secret regroupant les plus grands criminels de Los Angeles. L’une des infirmières découvre alors que l’un de ses patients s’est fait admettre dans cet hôpital afin d’en tuer un autre.

Jodie FOSTER, Zachary QUINTO, Dave BAUTISTA, Jeff GOLDBLUM… Voilà donc un casting très sympathique et très intéressant. Je ne sais pas encore qui est vraiment le méchant, qui est vraiment gentil, ni même quels sont leurs buts réels. Peut-être qu’il y a quelque chose de plus sombre derrière tout cela. Ou peut-être pas, peut-être qu’il faut simplement regarder le film comme il est. La petite tendance Art Déco de l’esthétique du film fait du bien aux yeux. Mêlée à une esthétique futuriste classique, ténébreuse, le tout s’assemble et s’accorde à la perfection. La musique est bonne, saisissante, elle vous saisit les entrailles et vous plonge dans l’univers étrange que nous propose ce film.

Finalement, il faut le dire : si beaucoup le critiquent, je fais partie des personnes qui aiment la reconversion de Dave BAUTISTA en acteur, et non plus en simple catcheur. Je l’ai découvert dans Les gardiens de la galaxie et son attachement pour les personnages humoristiques l’a rendu sympathique à mes yeux. Je le vois autrement, à présent.

Pourquoi je vous le conseille ? Parce que c’est un film de science-fiction, bourré d’action et d’acteurs renommés et appréciés. Les films de ce genre un peu atypique, c’est ce qui plait.

De Drew PEARCE – science-fiction

 

Vierges : la métaphore de la sirène

Voici l’alien de la semaine. Vierges est sans nul doute un film féminin qui, je pense, est à regarder avec beaucoup de recul, et avec beaucoup de réflexion. Ne vous braquez pas, détendez-vous et cherchez la sirène.

A Kiryat Yam, une petite station balnéaire perdue au nord d’Israël, la vie est longue et pénible. Lana, 16ans, refuse cet immobilisme et la résignation de ses proches. Jusqu’au jour où la station balnéaire revit lorsqu’un pêcheur affirme avoir aperçu une sirène. Dès lors, les touristes et les journalistes affluent, et Lana se heurte alors à un mur de questions existentielles qui jusque-là, était resté caché au plus profond de son esprit.

Les questions que se pose Lana, toute jeune fille de 16ans se les ai déjà posées. Mais ce qui fait la particularité de Vierges, c’est sa facilité à glisser ces problèmes de manière douce et naturelle. Lana se retrouve confrontée à la vie, aux hommes, au fait de devenir adulte et tout ce que cela implique. Finit, les caprices et les bouderies, il est temps d’assumer ses responsabilités. Y comprit les moments où l’on se trompe. Quant à la sirène, est-elle réelle ? Est-ce que tout l’enjeu du film, c’est de trouver la sirène ? Ou est-ce de chercher ce que représente cet être mythologique ? Est-ce que cette station balnéaire existe vraiment ? Ou est-elle une métaphore de la sensation d’enfermement de Lana ? J’aime me poser devant un film sans réfléchir, et parfois, j’aime regarder plus loin que ce que la caméra me propose de voir.

J’aime bien ces films sensibles, qui posent des choses sur la table et vous laissent les contempler. Enfin, parce que cette œuvre est comme un livre, il faut lire entre les lignes pour bien tout voir.

De Keren BEN RAFAEL – Drame

 


Voici une deuxième sélection de films un peu « sérieux ». Un peu de science-fiction, un peu de polar, un peu de fantaisie cachée. J’espère que cela vous mettra l’eau à la bouche, je vous souhaite une bonne semaine et de bonnes séances de ciné !