Bonjour à toutes et à tous ! Ce mercredi, nous allons explorer les limites de la religion, chercher le véritable bonheur et tomber amoureux.

 

My lady : le combat pour la vie

Voilà un genre de film que j’aime bien regarder entre deux Marvels. Cette œuvre raconte une histoire qui pourrait bien arriver dans la vraie vie. Et cela donne à réfléchir.

Fiona MAYE, juge de la Haute Cour reçoit entre les mains le dossier délicat d’un jeune homme atteint d’une leucémie. Le problème ? Lui et sa famille sont témoins de Jéhovah. De ce fait, conformément à leur foi, ils refusent toute transfusion sanguine. Entre son mariage qui bat de l’aile et cette affaire qui lui tient à cœur, Fiona va tout tenter afin de faire changer d’avis le jeune homme malade, afin qu’il accepte cette transfusion.

Qu’est-ce que la foi face à la vie ? Qu’est-ce que la science face à la foi ? Doit-on respecter ses convictions religieuses, quel qu’en soit l’enjeu ? Ou peut-on s’autoriser quelques « exceptions » ? Etant baptisée sans être croyante, je m’intéresse cependant beaucoup à la religion, quelle qu’elle soit, dans un sens purement ethnologique. Je m’intéresse à la façon dont celle-ci peut décider de la vie de quelqu’un. Et je m’intéresse à toutes les contradictions qu’elle propose. C’est pourquoi je m’intéresse à ce film.

Au-delà de la problématique « dois-je laisser mourir un être humain afin de respecter sa religion ? », le film nous propose une Emma THOMPSON magnifique dans son rôle de femme et de juge. Mais surtout dans son rôle d’être humain. Une actrice douée entourée d’une bande-son frissonnante, dans un film touchant. On se prend même à se glisser dans sa peau, à essayer de faire entendre raison aux témoins de Jéhovah. Et on espère, sans cesse, tout au long de ce film, qu’ils vont changer d’avis. Le spectateur n’attend qu’une seule chose : le dénouement.

Pourquoi j’insiste sur ce film ? Pour la musique, pour Emma THOMPSON et pour la question de la place de la vie face à celle de la foi, et des convictions.

De Richard EYRE – drame

 

Happiness road : qu’est-ce que le bonheur ?

Je suis encore une enfant par moment et j’aime bien m’intéresser aux dessins animés qui sortent. Si je n’ai d’abord pas été convaincue par l’affiche de Happiness road, la bande-annonce m’a vite fait changer d’avis. Voici un dessin animé qui amusera les enfants et fera réfléchir les plus grands.

Après avoir terminé ses études à Taiwan, Lin Shu-Chi part vivre aux USA afin de poursuivre le « rêve américain ». Lorsque sa grand-mère meurt, elle retourne dans sa ville natale et retrouve sa famille, ses souvenirs d’enfant et son quartier nommé Happiness Road. Tchi va alors se questionner sur le véritable sens du bonheur.

Si d’abord je n’ai pas aimé l’esthétique du film, en particulier les dessins des enfants, j’en ai fait abstraction et je me suis concentrée sur le contenu. En effet, Lin nous emmène faire un voyage dans les souvenirs d’enfance, mais surtout, elle se remet en question, et nous nous remettons en question avec elle. Elle pose une problématique importante : qu’est-ce que le bonheur ? Comment pouvons-nous nous rendre heureux ? Lin voulait devenir importante et changer le monde. Elle voulait répondre à cette question terrible que nous nous posons tous à un moment de notre vie : « c’est quoi le bonheur ? ». Et Lin va partir en quête de ce bonheur. Désabusée par son rêve américain tombé à l’eau, elle va perdre pied un instant dans sa vie, comme chacun d’entre nous. Elle va se remémorer des souvenirs qui lui paraissent lointain et inaccessibles. Et pourtant, Lin n’en sera que plus heureuse.

Pourquoi aller le voir ? « Ce en quoi tu crois fait de toi ce que tu es ».

De Hsin-Yin SUNG – animation

 

Mario : l’amour du football

Mario est un film d’actualité. C’est également un film qui met le doigt là où ça fait mal et met en lumière le machisme obsessionnel qui règne dans l’univers du foot.

Mario, jeune footballeur rêvant d’une belle carrière, tombe amoureux de Léon, nouvel attaquant venu d’Allemagne. Seulement, à cause de leur relation, la carrière de Mario se voit compromise et il doit faire un choix entre son amour pour Léon et celui pour le football.

Mario est un jeune homme plein de rêves et qui n’aspire qu’à l’élévation de sa carrière. Mais sa relation avec Léon lui donne bien plus que cela, et il en tombe vite accro. Il a besoin de Léon. Cependant, son amour n’existe pas aux yeux de son équipe, qui va vite lui en faire payer le prix. Le machisme du foot est le machisme ordinaire, quotidien. Un homme se doit d’être viril, un homme ne peut pas aimer, un homme n’a pas le droit d’avoir et de montrer ses sentiments. Un homme, ça a des poils et ça couche sans sentiments. Mario n’est pas un homme, c’est un être humain.

Et c’est cela qu’il faut regarder. C’est toute cette haine dépeinte ici dans un milieu bien précis mais qui existe en réalité partout autour de nous. La haine de l’amour qui nous conditionne dès notre enfance, qui dit aux petits garçons de ne pas pleurer. C’est cette colère qui fait des victimes tous les jours. Et je ne vous parle pas du cinéma, je vous parle de la vraie vie.

Pourquoi je vous le propose ? Pour ouvrir les yeux sur un problème qu’on oublie souvent : voir deux lesbiennes au cinéma ça plait, mais voir deux gays ça dérange.

De Marcel GISLER – Drame

 


Voici une sélection cinéma entre drame et enfance. De quoi vous faire réfléchir et vous amuser à la fois. A la semaine prochaine !