Bonjour à toutes et à tous ! Pour cette sixième sélection cinéma, je vous propose de rendre visite à une auteure célèbre, de partir en voyage en Anatolie et d’exploiter vos capacités mentales.

 

Mary Shelley : quand l’amour créé l’horreur

On s’intéresse peu aux auteures avec un « e » et j’ai été très surprise de voir sortir un film sur la créatrice du roman Frankenstein. En effet, personne ne connait son histoire. Penchons-nous alors un peu sur la vie de cette mystérieuse Mary SHELLEY.

En 1814, Mary WOLLSTONECRAFT GODWIN a seize ans et entre dans une relation amoureuse controversée avec le poète Percy SHELLEY. Ils s’enfuient alors, condamnées par les mœurs et les valeurs de l’époque. Cependant, Mary devenue SHELLEY va connaître des douleurs qui la pousseront à écrire ce roman qui a tant fait parler d’elle, et elle se battra contre tous pour être reconnue comme la créatrice de cette œuvre.

Mary SHELLEY est pour moi un mystère. En effet, je ne me suis jamais intéressée à son œuvre car cela ne me plaisait pas. Je lui préférais de loin le mythe de Dracula. Cependant, ce film qui lui rend hommage a attiré mon regard et je me suis posé quelques questions. J’ai tout d’abord été charmée par l’actrice qui joue Mary, Elle FANNING. Je l’ai trouvé adorable et j’ai aimé son petit accent. Deuxièmement, je me suis dit : « hey, je ne connais pas cette auteure, pourquoi ne pas commencer par ce film pour faire connaissance avec elle ? ». Bon, il faudra bien entendu vérifier les faits.

Et puis j’ai vu le film. Et ça a été une révélation, par la photographie et l’esthétique qu’il nous propose. La musique, les cadres, les lumières, tout est beau et tout est fait pour rendre compte de l’univers mental dans lequel baignait Mary. L’image que j’ai inséré dans l’article est d’ailleurs très révélatrice de ce qu’est cette œuvre (et je parle du film et de Frankenstein).

Pourquoi je vous le conseille ? Pour apprendre à connaître cette femme et la tourmente qui l’a saisit alors qu’elle pensait tout contrôler dans sa vie.

De Haifaa AL MANSOUR – drame

 

 

Le poirier sauvage : les livres et les dettes

Oui, cette semaine nous parlerons pas mal de Littérature. Mais c’est là l’origine de tout : l’imagination. Qu’elle se décline en films, en livres, en peintures, en photographies, elle est partout.

Sinan est un passionné de Littérature et il a toujours rêvé d’être écrivain. Alors qu’il retourne en Anatolie, dans son village natal, il se démène pour trouver les fonds nécessaires afin d’être publié. Mais son père a accumulé des dettes et ce poids rattrape rapidement Sinan et ses rêves.

Hum, encore un film sélectionné par le Festival de Cannes. Je vous promets que je ne le fais pas exprès. Mais ce film a l’air a la fois calme et tortueux. Sous ses apparences d’œuvre ennuyeuse, tranquille, reposante et peu amusante, cette dernière pose beaucoup de points intéressants. Tout d’abord, les souvenirs d’enfance et de jeunesse. Ensuite, les désirs et les rêves que l’on entretient. Finalement, la réalité qui parfois vous frappe au visage sans même vous prévenir et vous force à mettre de côté vos ambitions.

C’est ce que ce film raconte. Avec son esthétique douce et ses plans calmes, Le poirier sauvage nous plonge dans une fable un peu trop réelle. Et nous n’avons qu’une envie : de voir les ambitions et les désirs de Sinan se réaliser. De le voir écrire, de le voir réussir, de le voir publier. Mais qu’est-ce qui est le plus important, au fond ? Qu’est-ce que vous choisirez ?

Parce que c’est un film qui ressemble à une histoire déjà écrite, mais que l’on redécouvre à chaque page que l’on relie. Parce que c’est une douce lumière qui caresse chaque plan, et parce que j’aime la Littérature autant que j’aime le Cinéma.

De Nuri BILGE CEYLAN – drame

 

Darkest minds, rébellion : de la rébellion quoi

Allez, on change d’ambiance et on se plonge dans l’univers des producteurs de Stranger things. Un peu de science-fiction, un peu de rébellion, un peu d’action.

Dans un futur proche, une épidémie mondiale a décimé 98% des enfants et des adolescents. Cependant, un groupe de jeunes survivants développe des pouvoirs psychiques de tout ordre et le gouvernement, craintif à leur égard, les enferme dans des sortes de « camps de réhabilitation » où leurs pouvoirs sont classés en catégories colorées. Ruby, seize ans, parvient à s’en échapper et rejoint la résistance.

D’ordinaire, je n’aime guère regarder des films avec des adolescents. Parce que ce sont des films faits pour les adolescents.  Et même si parfois je suis une enfant dans ma tête, je trouve que les films réalisés pour un public à peine pubère sont souvent dénués d’originalité et tous semblables les uns aux autres. Mais quand j’ai vu que Darkest minds était accompagné de la petite mention dédicace à Stranger things, j’ai tourné mon regard pour m’y intéresser.

Et c’est pas mal, c’est même pas mal du tout. Les pouvoirs psychiques, l’impact qu’ils peuvent avoir et la maitrise que l’on peut en avoir (ou pas), sont des thèmes que j’aime bien voir au cinéma. Ici, les acteurs sont bons et nous transmettent ces problématiques. L’action est très bien rythmée, accompagnée d’une musique qui fait son effet. On ne s’ennuie pas devant ce film pour adolescents, qui pour une fois, est accompagné d’une part sombre que je n’attendais pas forcément. Et cela m’a plu.

Pourquoi aller le voir ? Pour la surprise de voir un bon film de science-fiction adolescente. Parce qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

De Jennifer YUH NELSON – science-fiction

 


Voilà donc une sélection particulièrement tournée vers la Littérature et ses problématiques. Parce qu’en fait, un film, c’est juste un livre visuel. Sur ce, à la semaine prochaine !