Casser le 4ème mur

Avez-vous déjà joué à des jeux qui ont l’air de savoir plus de choses de votre vie IRL que vous ? Qui connaissent votre prénom mieux que votre pseudo ? Qui ont rajouté des raccourcis sur votre ordi ? Flippant n’est-ce pas ? Ces jeux cassent ce que l’on appelle le 4ème mur. Le 4ème mur, c’est un mur imaginaire, introduit pour la première fois par Denis Diderot, qui représente le mur entre les spectateur et la scène de théâtre. C’est donc le mur qui sépare le réel de la fiction. Casser le 4ème mur revient donc, dans le jeu vidéo, a faire communiquer les personnages avec le joueur, à ce que fiction et réel soit fondus en une chose étrange jusqu’à, dans certains cas, créer un malaise artistique extrêmement bien fixé.

C’est cette expérience de jeu unique que nous souhaitons vous partager. Nous vous avons sélectionné quatre jeux cultes pour tester ce style très particulier.

 

(Attention, même si nous avons essayé de rester le plus évasif sur les jeux présentés, il se peut qu’il y est du spoil)

Doki doki Literature Club

Ah, sûrement le jeu de ce style le plus connu. Doki Doki Literature Club (DDLC pour les intimes) nous conte l’histoire de notre personnage, un jeune homme intégrant un club de littérature dans son lycée, club composé de quatre jeunes filles dont Monika, la leader du club, et Natsuki, notre voisine pour le moins étrange. Nous allons dès lors nous échanger nos poèmes, nos lectures préférées autour de tasses de thé et de petits gâteaux… Trop mignon, vous ne trouvez pas ? Oui, mais c’est sans compter sur un drame. Un drame qui va chambouler l’histoire du jeu, le jeu en lui-même et votre ordinateur… Vous vous rendrez compte que les IA ne sont plus tout à fait elles-mêmes, que leur comportement est plus qu’inquiétant, qu’elles ont jusqu’à des trous de mémoire inimaginables, que certains dialogues sont cryptés, comme si quelqu’un ne voulait pas que vous les lisiez.

Bref, c’est le malaise assuré jusqu’à la fin du jeu (qui ne s’arrête pas seulement après avoir fermé la fenêtre… Mais ça, c’est à vous de le découvrir).

Image du jeu DDLC

One Shot

Beaucoup moins connu mais tout aussi fascinant, One shot offre une expérience de jeu qui porte bien son nom. Pour ce jeu, aucun suspens, on ne casse pas le 4ème mur car il n’existe même pas. Vous incarnez… vous-mêmes, considéré comme un dieu dans ce monde. Votre volonté sera faite pas l’intermédiaire d’un petit être ressemblant fortement à un chat. Votre mission, si vous l’acceptez : remettre le soleil de ce monde à sa place pour le sauver du chaos, mais ce ne sera pas de tout repos. Comment réussir une tâche dans un jeu qui connait votre réelle existence et qui fera tout pour vous en empêcher ?

Vous allez alors parcourir cet univers numérique à la quête d’une vérité. Le chemin sera semé d’embûches et, pour résoudre toutes les énigmes de ce jeu, vous devrez penser « outside the box ».

One shot

 

Danganronpa : killing Harmony V3

Danganronpa ça vous parle ? C’est une licence niche qui a pourtant une immense fan-base. Une série animée a d’ailleurs vu le jour pour satisfaire les fans. Ici, nous vous parlerons plus précisément du dernier opus qui est le plus marquant. Toutefois, il est conseillé d’avoir joué aux précédents jeux pour apprécier la fin de celui-ci.

Le principe ? Basique. Dans l’intégralité de la licence, c’est le même. Seize étudiants se retrouvent enfermés dans un lycée sans aucun souvenir du comment ni du pourquoi. Leur particularité ? Ce sont des lycéens ultimes. Ils sont experts dans un domaine bien précis et reconnus mondialement pour leur talent. Se retrouver enfermés ainsi pourrait ne pas être si terrible si seulement ils n’étaient pas dans l’obligation de s’entretuer. Un jeu macabre orchestré par un certain Monokuma. Les règles sont simples : un lycéen doit commettre un meurtre sans se faire repérer. A la découverte du corps, un temps d’enquête est ouvert. A l’issu de celui-ci, un procès aura lieu. Si les lycéens trouvent le meurtrier, il sera tué sur le champ par Monokuma. Dans le cas contraire, le meurtrier sera le seul survivant et, ainsi, le vainqueur de ce jeu funeste.

Si Danganronpa n’a pas inventé les battle royal, un détail peut tout de même surprendre le joueur : Monokuma semble s’adresser non pas aux personnages du jeu mais bien au joueur lui-même, avouant plusieurs fois être dans un jeu vidéo. Comment cela se fait-il ? Vous le découvrirez peut-être à la fin de cet opus ! En tout cas, ce jeu, c’est une tuerie ! (vous l’avez  ?)

 

Danganronpa

Undertale

Vous ne pensiez tout de même pas qu’on allait passer à côté de ce qui est devenu une légende du jeu indé ? Undertale, un jeu qui sait se faire désirer. Si vous ne connaissez toujours pas, c’est un jeu créé par Toby Fox dans un univers atypique ou vous incarnez un petit garçon (ou une petite fille, la sphère est encore en plein débat) tombé dans un monde rempli de monstres.

Votre personnage sera recueilli par Toriel, un monstre bovin qui essayera de vous protéger au péril de sa vie, peut-être. Vous partirez en laissant Toriel derrière vous dans l’unique but de retrouver la frontière de votre véritable monde. Vous rencontrerez de nombreux autres monstres, amis ou ennemis, et ce sera à vous de décider ce que vous ferez de ce monde. Votre détermination jouera un rôle crucial dans cette expérience hors norme et votre style de combat décidera de la fin du jeu que vous méritez.

Durant le jeu, vous rencontrerez Flowey, une fleur beaucoup trop… mignonne qui a l’air de savoir beaucoup de choses sur le monde d’Undertale, et sur le joueur lui-même, de telle sorte qu’elle en arrivera à effacer la sauvegarde du jeu.

Mais, sous la face émergée de l’iceberg, se cache tout un pan du jeu que vous ne découvrirez que si vous décidez vous-mêmes de casser le 4ème mur. Si vous choisissez de faire rentrer la réalité dans la fiction en fouillant dans les fichiers du jeu, vous risqueriez alors de découvrir des choses encore plus sombres que ce que Toby Fox a laissé aux yeux de tous. D’ailleurs, une fois fait, parlez-en à Gaster.

Allez, juste pour le plaisir des yeux et des oreilles, voici le combat le plus dur du jeu .

 

Undertale

 

Voilà, on espère que ces petites découvertes vous auront fait envie. N’hésitez pas à nous dire les jeux dans ce style qui vous ont marqué. En attendant, retrouvez nos articles sur le site de PCS.