(Attention : Cet article est une fiction à but divertissant)

Lundi matin, il est 5h55 lorsque je crée une partie personnalisée sur l’Abîme Hurlant pour rencontrer « Tony », Poro de profession. Il m’a donné rendez-vous entre les deux buissons du centre de la carte. J’arrive et aperçois enfin Tony, cigare dans la bouche. Il est plus petit que ce à quoi je m’attendais. Je suis aussi surpris par ce cigare (les Poros n’ont pas de bras pour l’allumer). Nous nous asseyons les pieds dans le vide. C’est vrai qu’il fait un petit peu froid (après tout, on n’est pas loin de Freljord), mais si je voulais obtenir cette interview, je devais me rendre sur place. Tony me dit bonjour, je lui demande si je peux l’enregistrer pour mon article. Il est très sympa et me donne son accord après m’avoir soufflé la fumée de son cigare au visage. Alors, nous avons commencé notre entretien.

Rencontre avec Tony, le Poro

Origine

FourmiMalicieuse (le journaliste) : Tony, bonjour, vous êtes Poro depuis maintenant dix ans sur League of Legends, comment s’est faite votre rencontre avec cet univers ?

Tony (le Poro) : Bonjour ! Déjà, je veux vous remercier et vous dire que je suis ravi d’être là pour parler de ma communauté trop peu mise en lumière. En fait, je suis content que l’on s’intéresse un peu à notre vie, nous les Poros. En ce qui concerne League of Legends, pour ma part, je connais le jeu depuis trop longtemps pour pouvoir donner une date…

FM : Alors expliquez nous, d’où venez-vous ? Quelle a été votre démarche pour vous faire connaître ?

T : En vérité, c’est grâce à Ashe et Braum qui sont de vieux amis à nous. Alors que nous n’habitions pas encore l’Abîme Hurlant, la guerre éclata à Freljord. Ne trouvant plus de poro-snax pour se nourrir, notre communauté demanda à Braum de nous aider. Depuis lors, ce grand ami moustachu s’improvise protecteur des Poros. Lors de la grande famine, nous nous rendîmes donc à l‘Abime Hurlant. Ainsi, c’est là que nous vivons depuis près de dix ans…

Climat

On se marre beaucoup entre Poros

FM : Malheureusement, le climat est plutôt froid là où vous vivez, et beaucoup de joueurs s’affrontent sur cette carte. Est-ce que c’est dérangeant ?

T : Pas du tout. Tout d’abord, notre corps est extrêmement chaud. C’est pour cela que nous tirons souvent la langue, un peu comme les chiens, vous voyez ?  Ensuite, pour ce qui est des combats très réguliers, ça ne nous dérange pas vraiment. Vous appelez ça comment déjà ?

FM : « L’ARAM ».

T : Ah, oui voilà ! Nous, les Poros, regarder des gens jouer un champion aléatoire, qu’ils n’ont souvent jamais joué, c’est un véritable plaisir. On se marre beaucoup entre Poros. Ensuite, deuxième avantage pour nous, c’est la nourriture ! Eh oui, les poro-snax, ça tombe pas du ciel ! Alors, parfois, il faut savoir faire la manche et demander aux combattants un petit poro-snax pour nourrir la famille.

FM : Mais vous n’avez pas de bras, Tony.

T : Si, on les cache. Comment croyez-vous que j’allume mon cigare, autrement ? On cache nos bras le long de notre corps pour avoir plus chaud mais surtout, pour avoir l’air plus mignon quand on court.

Emploi du temps d’un Poro

FM : Tony, pouvez-vous nous raconter la journée type d’un Poro ?

T : Oh, vous savez, des journées, il n’y en a pas une comme les autres… En général, on se repose deux à quatre heures par nuit. Là, il est six heures et on commence dans une heure. Ce qui est dérangeant, ce n’est pas les horaires, c’est surtout éviter les projectiles des champions qui s’affrontent sur l’Abîme Hurlant. Parce que si quelques joueuses de Soraka pensent à nous nourrir parce qu’on est mignons, elles ne représentent qu’une infime partie des joueurs. Le reste, ce sont des garçons, des bourrins, des joueurs d’Olaf ou Vel’koz, un véritable cauchemar d’éviter tous ces sorts… Heureusement que nous sommes petits !

En général, on se repose deux à quatre heures par nuit.

FM : Et tout ce qui est petit est mignon !

T : Exactement (il tire sur son cigare) ! Ensuite, après les premières parties, on a souvent une pause pipi. Souvent, la bataille est moins virulente aux alentours de dix heures. Alors, on en profite pour sortir les gosses, promener les chiens, etc. Puis on retourne bosser. Là, le temps de travail varie. Parfois, on enchaîne trois ou quatre heures. A partir de quatorze heures, les joueurs vont manger, alors nous aussi : pause déj’ puis petite sieste. D’ailleurs, vous ne verrez jamais un Poro bosser entre quatorze et quinze heures. Ah ça non, pause syndicale pour tous. C’est le contrat qu’on a passé avec la boîte. Ensuite, vers la fin de journée, c’est le rush. Tout le monde lance une ARAM. Souvent, ce sont les gens énervés de leurs rankeds qui viennent se défouler un peu. Je vois pas bien comment on se défoule en jouant Morgana, enfin bon… A 22h, on a souvent une séance photo, vidéo pour Riot Games. Nous, ça nous embête un peu, mais enfin… ce sont eux qui nous logent.

Vous ne verrez jamais un Poro bosser entre quatorze et quinze heures.

FM : Ça vous fait de longues journées quand même !

T : Oui, oui… Mais oh, vous savez, on a des doublures…

Géopolitique du royaume des Poros

FM : Et en terme de géopolitique. Vous, les Poros, vivez dans un royaume. Alors, comment ça se passe ?

T : Oui, nous avons un roi : le « roi Poro ».

FM : Ah ben vous ne vous êtes pas foulés sur le nom.

T : C’est lui qui l’a choisi, c’est le même depuis 10 ans de toute façon, on a des bras trop petits pour voter. Alors, un président des Poros serait trop difficile à élire.

FM : Et comment s’organise le gouvernement alors ?

T : En fait, il est plutôt là pour l’image. Il apparaît une ou deux fois par ans sur l’Abîme Hurlant à l’occasion du Soltice d’Hiver. Je crois que vous appelez ça la Légende du Roi Poro. Pour ce qui est des lois, de la justice, c’est assez simple : on a le droit de tout faire. Les Poros ne sont pas des créatures hostiles, jamais aucun Poro n’en a tué un autre, non. Ce qui nous caractérise le plus, c’est surtout la mignonnerie et les câlins. Sinon, tout ce qui est à propos de l’économie, c’est notre premier ministre qui gère tout ça. Le blabla avec les autres régions : Ionia, Targon, etc, c’est lui qui gère, je ne peux pas trop vous en parler.

FM : D’accord. Est-ce qu’il y a des choses que vous aimeriez revendiquer à l’arrivée de la saison 11 de League of Legends dans quelques semaines ?

T : Oui, d’abord, nous aimerions apparaître un peu plus sur les autres cartes, et puis surtout, pouvoir voir un peu plus souvent nos gosses. C’est vrai que moi, je travaille beaucoup, et les gamins, je ne les vois pas assez. Enfin bref, c’est un autre problème…

 Ce qui nous caractérise le plus, c’est surtout la mignonnerie et les câlins.

Le marketing chez les Poros

Image pour Riot.

FM : En terme d’image, Riot Games vous a déjà mis plusieurs fois en avant, notamment pour promouvoir Braum, il y a 6 ans. Tony, racontez-nous votre rôle au sein du marketing de League of Legends.

T : Au début, nous apparaissions succinctement à l’écran, puis petit à petit, un attaché de presse est venu voir notre roi et lui a demandé si l’on voulait devenir l’égérie d’une marque. Notre roi avait compris « devenir l’Algérie« , donc il a accepté parce que l’Algérie, quand même, c’est un beau pays et c’est plus grand que notre petite carte sur laquelle on est logés (l’Abîme Hurlant). Ensuite, la machine s’est enclenchée. Ils ont commencé à faire des peluches de nous. D’ailleurs, on prend un pourcentage sur la boutique en cliquant ici. Autrement, il y a 8 ans, en mai 2012, on nous a proposé de nous occuper des réseaux sociaux, alors une équipe de Poros gère le compte twitter de Lol. Ensuite, tout ce qui est cinématiques pour les événements, annonces, etc, j’ai moi-même réalisé L’Odyssée du Poro et Poro Pool Party 2020. Et puis, plus récemment encore, j’ai démarché les influenceurs et dessinateurs avec mon ami Serge Le Poro, afin de lancer la campagne de recrutement 2020-2021 de nouveaux joueurs. Vous savez, cette campagne que vous voyez sur toutes les pubs de Youtube en ce moment… Voilà.

FM : Il convient aussi de dire que vous apparaissez dans Legends of Runeterra, où vous avez prêté votre voix et votre image à certaines cartes.

T : Naturellement.

Notre roi avait compris « devenir l’Algérie ». […] Ensuite, la machine s’est enclenchée. Ils ont commencé à faire des peluches de nous.

Remerciement

FM : Merci à vous, Tony, d’avoir accepté notre interview pour le site internet PCS Conquerors. Où pouvons-nous vous retrouver ?

T : Sur l’Abime Hurlant, tous les jours de la semaine. Sauf le mercredi, je m’occupe des enfants, vous savez ce que c’est…

FM : Pas vraiment, je n’en ai pas.

T : Vous avez bien de la chance.

FM : Merci encore Tony, au revoir.

T : Vous ferez attention lorsque vous appuierez sur Alt+F4, fermez bien la fenêtre derrière vous.

 

Cette interview vous a été proposée par FourmiMaliceuse. Si vous souhaitez d’autres interview de ce genre, signifiez-le avec les étoiles juste là, en dessous de l’article.